MEDI-LUM : Nous innovons pour vous
Parmi les développements qu’offre la luminothérapie, medi-lum est spécialisée dans le domaine du travail de nuit, et collabore avec des chercheurs pionniers en la matière. Nous proposons des solutions testées scientifiquement, en les rendant adaptables au plus près de la réalité quotidienne de l’employé et de son employeur.
Notre objectif
Medi-lum travaille en collaboration avec des chercheurs internationaux reconnus dans la recherche sur la santé des travailleurs de nuit. Notre objectif est de proposer des solutions issues de la recherche, qui soient applicables en pratique :
- des stratégies simples d’utilisation pour les travailleurs (lunettes Chron-optic)
- des adaptations individuelles pour les cas particuliers
- des conseils personnalisés selon le type de profession et d’horaire de travail : travail de nuit ou en rotation
- des évaluations “avant-après” de l’efficacité des solutions choisies
- des formations ou informations aux employés (utilisations des stratégies, comportements positifs face au travail de nuit, etc.)
un travail en constant décalage horaire
Pour comprendre pourquoi l’horaire de nuit est si difficile, il faut s’intéresser aux principes de base de la biologie humaine : la chronobiologie. Dans notre corps, quelques 150 rythmes biologiques fonctionnent en alternance entre le jour et la nuit grâce une horloge biologique située au coeur du cerveau (glande pinéale et noyau suprachiasmatique). Il s’agit de rythmes circadiens (circa = environ ; diem = jour : “presque un jour”) dont la durée est de 24h. Le rythme circadien le plus connu est le cycle éveil-sommeil, mais également la température du corps, le production d’hormones (mélatonine, cortisol, etc.), pression sanguine, etc.
Pour conserver ces rythmes synchronisés ensemble, l’horloge biologique utilise les informations de lumière et d’obscurité sur 24h, qu’elle obtient par la rétine. Ainsi, notre corps fonctionne en cohérence avec le monde extérieur.
Notre système circadien a donc une activité endogène, préprogrammée dans nos gènes (appelés gènes “Clock”), qui régule les rythmes propres à l’état d’éveil (cortisol, température élevée, etc.) et au sommeil (mélatonine, ralentissement cardiaque, etc.). Par la variation de lumière sur 24h, notre cerveau peut ainsi réguler les rythmes du corps en synchronisation avec les rythmes extérieurs. Une orchestration complexe grâce à laquelle nous trouvons le sommeil la nuit et restons actifs en journée.
Lutter contre ses rythmes
Dans le travail de nuit ou en rotation, l’horaire d’activité et de sommeil ne correspond plus à cette programmation naturelle d’alternance entre le jour et la nuit. La personne doit travailler à une heure où ses rythmes sont programmés pour dormir (production de mélatonine (hormone du sommeil), baisse de la température corporelle, baisse de cortisol), et dormir durant le jour à une heure où les rythmes favorisent un état actif (hausse de la température corporelle, sécrétion de cortisol, accélération cardiaque, etc.).
En termes d’activité, lorsque l’horloge circadienne n’est plus adaptée à l’horaire de travail comme dans un emploi de nuit ou en rotation, une augmentation de la somnolence et une réduction de la performance s’observent assez nettement durant la nuit lorsque les rythmes sont au plus bas (point le plus bas de la courbe de température du coros par exemple).
les difficultés quotidiennes de l’horaire de nuit
Durant la nuit, l’intensité lumineuse au travail est souvent bien inférieure à la dose de lumière en journée, celle qui maintient éveillé et actif. A la fin de la nuit, le travailleur rentre à domicile en s’exposant à la lumière matinale du dehors. Cette lumière informe le cerveau du début de la journée, même si le travailleur est resté éveillé toute la nuit. Chez des personnes sensibles, ces deux éléments entretiennent le dérèglement de l’horloge interne et les symptômes négatifs ressentis.
les conséquences du travail de nuit
A long terme ou chez des personnes sensibles, la capacité naturelle de s’adapter faiblit. Les travailleurs de nuit :
- Dorment de 1 à 4 heures de moins durant le jour
- Ont un sommeil de moins bonne qualité
- Vivent d’intenses périodes de somnolence la nuit (75% souffrent de somnolence, 20% s’endorment)
- Ont plus de problèmes de santé (fatigue chronique, humeur flucutante, dépression, ulcères gastriques, troubles cardiaques, etc.)
- Représentent un coût important pour eux-mêmes et l’entreprise (accidents de travail, baisse de productivité, arrêts maladie, etc.)
La luminothérapie pour les travailleurs de nuit
Pour compenser le manque de lumière des travailleurs de nuit, il est possible de simuler artificiellement l’aternance jour-nuit sur un horaire différent, et de redonner une information de lumière versus obscurité cohérente pour l’horloge circadienne.
“Le facteur le plus important en manipulant le système circadien est l’exposition à et/ou évitement de la lumière vive à des moments spécifiques de la ‘nuit biologique’ .” Josephine Arendt (p.10, 2010).
Utilisées correctement, les stratégies proposées par la luminothérapie et la chronobiologie permettent de recréer artificiellement un environnement lumineux versus d’obscurité afin d’adapter les rythmes biolgiques à l’horaire de travail atypique (réduire le décalage existant) et ainsi de protéger la santé de l’employé et de l’entreprise. Les bénéfices s’observent rapidement et sont innombrables :
- pour l’employé : amélioration du sommeil, vigilance, motivation, satisfaction, humeur, estime de soi, et plusieurs facteurs de santé
- pour l’entreprise : augmentation de la sécurité au travail, bien-être et satisfaction du personnel, réduction du coût de la santé
Ces solutions améliorent l’adaptation au travail de nuit et la récupération lors des périodes de congé.
Vidéos et interview sur le sujet
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références
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Sasseville A., Hébert M. (2010). Using blue-green light at night and blue-blockers during the day to improves adaptation to night work: A pilot study. Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry, 34, 1236-1242.
Sasseville A., Benhaberou-Brun D., Fontaine C., Charon M.-C. and Hébert M. (2009). Wearing blue-blockers in the morning could improve sleep of workers on a permanent night shift schedule: A pilot Study. Chronobiology International, 26(5), 913-925.
Sasseville A., Paquet N., Sevigny J. and Hébert M. (2006). Blue blocker glasses imped the capacity of bright light to suppress melatonin production. J. Pineal Research, 41, 73-78.





