La luminothérapie est un traitement non invasif, sûr et efficace. Depuis le développement de lampes médicales (certifiée CE classe médicale) pour le traitement à domicile il y a plus de 25 ans, un nombre croissant de personnes recourent à la luminothérapie quotidiennement et rares sont ceux contraints d’arrêter le traitement en raison d’effets secondaires. Les désagréments les plus communs à la luminothérapie sont :
- sécheresse ou irritation de l’œil
- maux de tête
- agitation, anxiété
- nausée
- fatigue
Ces sensations sont généralement ressenties les premiers jours d’utilisation de la luminothérapie. Elles ne sont donc que transitoires, dues à l’adaptation de l’organisme à l’information nouvelle d’une forte quantité de lumière transmise au cerveau. En principe, les effets secondaires se manifestent au début du traitement et tous disparaissent naturellement après quelques jours.
- Comment gérer les effets secondaires ? adapter le traitement
Si des effets secondaires sont ressentis comme gênants, les personnes sensibles peuvent adapter les premières séances en réduisant légèrement :
- L’intensité de la lampe : augmenter la distance de 10-15 cm entre l’appareil médical et vos yeux permet de réduire l’intensité de la lumière reçues
- Le temps d’exposition : commencer les premiers jours par 15 minutes et augmenter progressivement jusqu’à 30 minutes (pour la luminothérapie médicale 10’000 lux)
Et reprendre le traitement de 30 minutes (10’000 lux) à la distance habituelle indiquée selon votre appareil ensuite.
Durant combien de temps faut-il adapter le traitement ? En général, une adaptation sur 4 jours suffit, mais peut se poursuivre le temps nécessaire jusqu’à la disparition des effets nuisants (jusqu’à 2 semaines).
TIP : la diminution de l’exposition dépend de la lampe utilisée, et doit tout de même amener une rémission des symptômes dépressifs. Si vous ne ressentez pas une amélioration de votre dépression saisonnière dans les deux premières semaines, il faut reprendre le traitement en 30 minutes.
- Les effets secondaires persistent après 2 semaines
Les critères du traitement par la lumière sont établis sur la base de nombreuses études cliniques et conviennent à une majorité de gens. Toutefois, lié aux individualités dans les rythmes biologiques, certaines personnes ne réagissent pas au traitement comme prévu, et les effets secondaires peuvent persister. Si, après 2-3 semaines, les effets secondaires n’ont pas diminué, une évaluation personnalisée est nécessaire et un ajustement de l’heure de la séance est souvent la clé du problème. Dans ce cas, il faut demander conseil à votre médecin traitant ou un spécialiste. Nous nous tenons à disposition pour répondre à vos questions.
- Un effet secondaire sérieux
Dans de rares cas, la luminothérapie peut provoquer un passage d’une phase hypomaniaque à maniaque. Ce risque est augmenté chez les personnes souffrant d’un trouble bipolaire ou potentiellement vulnérables à ce trouble (p. e. par l’histoire familiale). Ces personnes doivent impérativement être suivies par leur médecin avant d’entreprendre un traitement de luminothérapie. Cliquer ici pour davantage de renseignement sur la luminothérapie et les troubles bipolaires.




