Medi-Lum lampe de luminothérapie

Medi-Lum : Luminothérapie Medi-Lum : Formation Medi-Lum : Santé au travail
  • Accueil
  • Le shop
  • Luminothérapie
  • Formation
  • Santé au travail
  • medi-lum
    • Magasin et locaux
    • Le choix des marques en luminothérapie
    • Catalogue à télécharger
  • Points de vente
    • Pharmacies Partenaires
    • Partenaires bien-être
  • Infos
    • Location de lampes de luminothérapie
    • Liens utiles
    • Presse
  • Contact
  • Français
  • Anglais
  • Allemand
Accueil La dépression saisonnière (SAD)
Articles récents

La dépression saisonnière (SAD)

 

Qu’est-ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière est un trouble de l’humeur qui se manifeste de manière récurrente à une période particulière de l’année : la saison froide (env. septembre à mars). Lors de la baisse de luminosité à l’approche de l’automne, certaines personnes sensibles développent des symptômes qui les gênent au quotidien : baisse d’énergie et de motivation, perte d’intérêt pour les activités sociales et la sexualité, difficultés à se concentrer/penser, fatigue importante (hypersomnie), envie accrue de manger des aliments riches et succrés, périodes de déprime ou véritables symptômes dépressifs. Au retour des beaux jours vers mars avril, ces symptômes disparaissent tout naturellement et les personnes déprimées durant l’hiver retrouvent un fonctionnement social et professionnel “normal”.

Combien de temps dure la dépression saisonnière ? Certaines personnes sentent très tôt les effets du raccourcissement des jours, à partir du mois de septembre octobre. D’autres “tiennent bon” jusqu’à la fin de l’année, et janvier est le mois le plus difficile. Mais en principe, les mois de février mars correspondent pour chacun au retour de la bonne humeur, la confiance et la forme qui les caractérisent.

Pour parler de dépression saisonnière, les appellations de Trouble Affectif Saisonnier (TAS) ou les termes populaires anglais Seasonal Affective Disorder (SAD) sont régulièrement employés.

Sur le plan clinique, le premier diagnostic systématique du SAD a été établi par le psychiatre d’origine sud-africaine Norman Rosenthal et ses collègues en 1984. Depuis,  plusieurs systèmes ont proposé des diagnostics variés jusqu’à un certain consensus autour de la définition du DSM-IV (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux), dans lequel le SAD apparaît comme un sous-type du trouble dépressif majeur, avec des symptômes bien propres « à caractère saisonnier ».

 

Les symptômes “atypiques” de la dépression saisonnière

La dépression saisonnière est caractérisée par des symptômes dit « atypiques », qui la distinguent des autres formes de dépression. Certaines personnes se retrouveront dans l’ensemble des difficultés qui caractérisent un SAD, alors que d’autres ne vivront que certains d’entre eux.

1. Augmentation de l’appétit, besoin accru de carbohydrate (hyperphagie) : envie accrue de sucres lents et de douceurs, accompagnée d’une réduction de l’exercice physique/d’activités, qui peut mener à une prise de poids significative en hiver (poids qui retombe à la normale en été par une auto-régulation de la faim). 

2. Hypersomnie : Durant l’hiver, les personnes sujettes au SAD se sentent extrêmement fatiguées, avec le besoin subjectif de dormir plus longtemps. Ceci peut s’accompagner d’insomnies liées à une qualité de sommeil détériorée.

3.  Baisse d’énergie, fatigue importante : symptôme le plus commun à la dépression saisonnière, la baisse d’énergie paralyse le fonctionnement habituel. Elle s’accompagne de somnolence importante l’après-midi. Différents symptômes physiques sont ressentis (sensation de bras et jambes lourds).

 

Qui souffre de dépression saisonnière ?

  1. SAD sévère : 1-3% de la population (chiffre sous-évalué) ; forme légère (blues de l’hiver) : 7-20%
  2. Les personnes entre 20 et 35 ans en majorité
  3. Les femmes, entre 2 et 4 fois plus que les hommes
  4. Les enfants et adolescents aussi 

On a constaté que les personnes souffrant de dépression saisonnière identifient le début de ce trouble à l’adolescence. L’identification d’un SAD chez un enfant est toutefois rendue complexe et souvent confondue avec le stress scolaire, la reprise de l’école débutant à l’arrivée de l’automne.

 

Comment diagnostiquer une dépression saisonnière ?

Selon les modèles, l’épisode dépressif n’est pas une condition absolue. Un sentiment de ne pas pouvoir s’adapter durant l’hiver, un besoin d’ “hiberner” entraîne une fatigue paralysante qui empêche un fonctionnement habituel et de ce fait, marque la présence d’un syndrôme saisonnier.

Si vous souhaitez une première indication pour vous situer par rapport à la dépression saisonnière, vous pouvez cliquer sur le lien suivant afin d’accéder à la page “SAD : testez-vous”. Pour les cliniciens, il existe un série de questionnaires et échelles permettant d’identifier un SAD (SIGH-SAD, PIDS-SA). Le site internet www.cet.org est une aide précieuse pour les professionnels souhaitant s’informer davantage sur les outils disponibles.

Lecture conseillée : Pour les personnes souhaitant mieux s’informer sur le syndrôme dépressif saisonnier, le livre “Soif de lumière” du Dr. Norman Rosenthal et M. Gérard Pons offre une description détaillée, illustrée, et agrémentée de témoignages. Pour les professionnels de la santé, l’ouvrage “Du soleil plein la tête”, de Marie-Pier Lavoie (Ph. D.) contient de nombreuses informations sur le SAD et ses possibilités de traitement (outils, adaptation, etc.). 

Pour en savoir plus…

 

 

 

 

Comment traiter la depression saisonniere ?

La mise en évidence du syndrôme dépressif saisonnier de manière clinique est liée à la découverte d’un traitement peu commun : la luminothérapie. Face à l’observation de cas de déprime hivernale chez certaines personnes, des séances d’exposition à lampes puissantes ont été administrées pour compenser artificiellement le manque de lumière en hiver. L’efficacité de ce traitement par la lumière a été sans appel. Depuis 1984, la luminothérapie est connue et reconnue par les spécialistes et les systèmes de santé en Suisse pour son succès thérapeutique de la dépression saisonnière : en deux semaines de séance de luminothérapie médicale quotidienne, on atteint une rémission des symptômes jusqu’à 80%.

 

Pour vaincre la dépression saisonnière, une relation dose-réponse a été établie entre l’intensité lumineuse et la durée d’exposition:

  • 10’000 lux : séance de 30 minutes
  • 5’000 lux : séance de 60 minutes
  • 2’500 lux : séance de 120 minutes

En principe, en Suisse, les séances de 30 minutes devant une source de lumière de 10’000 lux sont considérées comme le traitement optimal standard. Pour davantage de renseignement sur les modalités de traitement de la luminothérapie, cliquez sur les liens suivant :

Luminothérapie médicale : traiter les symptômes efficacement

Luminothérapie bien-être : vaincre les difficultés quotidiennes légères et conserver la forme en hiver

 

 

Quelles sont les causes de la dépression saisonnière ?

Bien que son identification remonte à l’Antiquité, les causes de ce trouble affectif saisonnier sont encore aujourd’hui confuses. Par son caractère saisonnier, la baisse de lumière en hiver a très vite été mise en lien avec l’apparition du syndrome. Puis, avec le développement des connaissances, diverses pistes ont été élaborées :

1. La photopériode et la mélatonine :

Première cause soupsonnée, la baisse de la photopériode en hiver ne suffisait pas à elle seule à expliquer le phénomène de dépression hivernale. En effet, il n’y a pas de rapport constant entre la photopériode et la latitude (zone où l’on habite) dans la prévalence du SAD. Quant à la mélatonine, son rôle seul ne permet pas non plus d’expliquer la survenue du SAD. Il semble en réalité que ce soit leur interaction qui agit dans la dépression saisonnière. En hiver où la photopériode est la plus courte, les individus développant une dépression saisonnière présentent une variation saisonnière de production de la mélatonine par rapport aux personnes non dépressives saisonnières.

2. Les rythmes circadiens :

Dans notre corps, plus de 150 rythmes sont régulés par l’alternance entre le jour et la nuit. Parmi eux, les rythmes circadiens (circa = cercle ; dies = jour), comme la production de mélatonine, la température corporelle, ou le cycle veille-sommeil, suivent des oscillations endogènes sur un rythme de 24,2 h. Pour que ces rythmes endogènes restent synchronisés avec les 24h de notre montre, nous possédons une horloge interne logée dans les noyaux suprachiasmatiques (NSC) de l’hypothalamus qui utilise des indicateurs de temps (” zeitgeber”) pour se repérer. Les principaux indicateurs sont la luminosité vs obscurité sur 24h comme indice externe (informe s’il est midi ou minuit), et la production de mélatonine comme marqueur interne. Par l’effet de différents facteurs, ces rythmes peuvent se désaligner avec les “zeitgeber” externes (typique dans le décalage horaire) ou se désynchroniser avec les “zeitgebers” internes (désynchronisation des rythmes entre eux). La conséquence est un décalage des phases dans nos processus, qui peuvent prendre du retard ou de l’avance sur l’horaire de 24h de la montre. Dans le SAD, l’hypothèse d’un retard de phase est suggéré par de nombreux chercheurs. Cela signifie que les rythmes circadiens sont en retard avec la baisse de lumière saisonnière.

3. Les neurotransmetteurs : 

Les transmetteurs monoamines majeurs (dopamine, sérotonine, norepinéphrine) impliqués dans les troubles de l’humeur fonctionnent en interrelation à de nombreux niveaux, ce qui rend leur étude de manière individuelle complexe. Toutefois, il existe une évidence importante du rôle majeur de ces neurotransmetteurs dans la pathophysiologie du SAD. La production de sérotonine suit une variation saisonnière, avec un taux de sérotonine dans l’hypothalamus le plus faible en hiver (décembre janvier). Vu le rôle important de la sérotonine dans la régulation nutritive, cela expliquerait l’augmentation de l’appétit des personnes souffrant du SAD. S’agissant de la dopamine, l’activité du système dopaminérgique semble plus faible chez les personnes SAD. 

4. Composante génétique et héréditaire :

l’historique familial des personnes touchées par le SAD démontre la présence d’un facteur héréditaire des troubles de l’humeur dans plus de 50% des cas. La recherche a récemment pu identifier que la dépression saisonnière partage une composante génétique. La mise en évidence des gènes CLOCKS indique une variabilité endogène génétique de nos rythmes circadiens communiquant avec différentes régions du cerveau et présents l’ensemble des organes.

Enfin, le professeur Marc Hébert et son équipe (Centre de recherche universitaire de Laval Robert-Giffard, Québec, Canada) ont mis en évidence une baisse de l’activité rétinienne chez les personnes atteintes du SAD en hiver. Aucune variation de cette activité n’est observée chez les personnes ne souffrant pas de ce trouble saisonnier.

 

 

Sources*

Lam, R.M. and Levitan, R.D. (2000). Pathophysiology of seasonal affective disorder : A review. Journal of Psychiatry and Neurosciences, 25 (5), 469-480.

Lam, R.W. and Tam, E.D. (2009). Seasonal Affective Disorder : Diagnostic issues (1-23). In A clinician’s guide to using light therapy. Cambrigde University Press : Cambridge, 1-157.

Lavoie, M.-P. and Hébert, M. (2007). Faire la lumière sur le trouble affectif saisonnier. Canadian Psychology, 48 (3), 187-199.

Lavoie, M.-P. and Pons, G. (2009). Du soleil plein la tête: Démystifier le trouble affectif saisonnier et ses traitements. Les Editions Quebecor : Quebec, Canada (Collection Psychologie), pp. 134.

Rosenthal, N.E. and Pons, G. (2006). Soif de lumière – La luminothérapie : Une solution à la dépression saisonnière. Editions Jouvence : St-Julien-en-Genevois, pp 224.

Terman, M. and Terman, J.S. (2005). Light therapy for seasonal and non seasonal affective disorder : Efficacy, protocol, safety, and side effetcs. CNS Spectrum, 10, 647-663.

 

*Pour des raisons de protection de la pensée intellectuelle et des droits d’auteurs, les articles scientifiques ne sont pas disponibles en ligne (veuillez nous adresser les demandes individuelles).

Dossier “asthme, allergies et pollens”

 Pollens, pollutions, et troubles respiratoires… Le printemps n’est pas rose pour tout le monde ! En Suisse, 500’000 personnes souffrent Lire la suite …

Luminothérapie: les médias en parlent

Luminotherapie testée sur france 2  Caroline teste la luminothérapie sur France 2, dans “Comment ça va bien” sur le plateau Lire la suite …

Luminothérapie et vieillesse

quand l’oeil vieillit, toute la santé décline (6 mars 2012) L’oeil vieillissant laisse de moins en moins passer la lumière Lire la suite …

Actualités

Promouvoir la santé au travail

salon corporate health convention, Berne, 6-8 juin 2012 Des professionnels de la santé et de la sécurité en entreprise représentant Lire la suite …

Luminothérapie : les news

lumiere, horloge interne et arret cardiaque A l’instar de nombreux rythmes circadien, le rythme du coeur suit une oscillation variable Lire la suite …

Les dossiers medi-lum

 l’ionisation pour purifier l’air intérieur Allergies, rhume des foins, troubles respiratoires… Des difficultés qui sont le quotidien d’un nombre croissant Lire la suite …

Informations

MEDI-LUM Sàrl
Fbg de l'Hôpital 31
CH-2000 Neuchâtel
SUISSE

Tél. +41(0)32 710 18 48
Fax +41(0)32 725 82 81

info@medi-lum.ch

www.medi-lum.ch

Lundi / Vendredi
9h00-12h00 / 13h30-18h

Mode de paiement

Suivez-nous sur :


  • medi-lum
  • Points de vente
  • Contact
  • Conditions générales de vente
Tous droits réservés Medi-Lum lampe de luminothérapie © 2012
Webdesign by WEBGENEVE WebGenève - Création de site internet